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Startbuzz : l’invention d’une nouvelle relation influenceur

Startbuzz-plateforme-social media

Un vent nouveau souffle sur la relation influenceur. Il nous vient de Belgique et il s’appelle Startbuzz. Cette plate-forme permet aux entreprises de développer leur notoriété via des influenceurs. Et elle offre aux influenceurs la possibilité de passer moins de temps à gérer leurs réseaux.

Je devais être un peu grippée ce jour-là… mais je n’ai tout d’abord pas compris quand Jérôme Barbeau et Philippe Deliège, le duo détonant de l’équipe Startbuzz, m’ont expliqué le fonctionnement de la plate-forme. Au début, j’ai saisi qu’il s’agissait d’un nouvel outil permettant aux marques de diffuser des contenus via des influenceurs / blogueurs moyennant rémunération. Rien de bouleversant à ce stade… sauf que Startbuzz ne propose pas de rémunération à ses influenceurs : elle leur propose de gagner un temps fou en gérant, à leur place, l’ensemble de leurs réseaux sociaux.

Vous aussi, vous avez du mal à suivre ? Alors, je vous propose de faire un petit jeu de rôle : mettez-vous successivement dans la peau de deux personnages différents :

 

1 / Vous êtes responsable de communication et cherchez à doper votre visibilité

Vous avez de beaux contenus, mais peu vus, pas assez viralisés. Normal, votre base de followers est encore un peu petite. Vous pouvez bien sûr opter pour des campagnes de pub sur les réseaux sociaux… mais vous pouvez aussi tester la plate-forme de relation influenceur Startbuzz.

Le principe est simple : vous vous appuyez sur les influenceurs fédérés par Startbuzz afin qu’ils relaient vos contenus sur leurs propres réseaux. Les influenceurs sont anonymes, mais vous pouvez choisir leur profil par secteurs (IT, RH, marketing, Finance, PME, Finances…) et vous pouvez aussi les géolocaliser.

Les plus

  • La visibilité budgétaire : Startbuzz s’engage sur un taux de reach minimum pour un prix forfaitaire. Dans 90% des cas, les objectifs sont dépassés… et le client ne paie rien en plus. Mise initiale : 500 euros.
  • La viralité : « quand un influenceur diffuse un message, c’est parole d’évangile », explique Jérôme Barbeau. Or le quidam a plus envie de partager une « parole d’évangile » qu’un post sponsorisé.

Les bémols

  • La plate-forme débute en France. Le nombre d’influenceurs parisiens n’est pas encore significatif.
  • La viralité marche d’autant mieux que l’info est peu brandée. Le renvoi vers votre site internet n’est pas toujours conseillé. Les KPI à suivre sont le taux de reach… pas (forcément) le trafic sur votre site.

 

2 / Vous êtes manager (ou un consultant) et souhaitez développer votre personal branding

Vous comprenez que Twitter est un sacré atout pour votre image… mais vous n’avez pas envie d’attraper une tendinite à force de twitter (véridique, je connais quelqu’un à qui s’est arrivé). Ou vous refusez de passer vos soirées à répondre aux messages privés. Ou vous n’arrivez pas à tenir le rythme et commencez à perdre des followers. Puis, vous n’avez pas les quelque 20 KE à investir pour réellement monter en puissance en sous-traitant votre social média à une agence spécialisée.

Si vous vous reconnaissez, l’approche de Startbuzz mérite d’être testée. Le principe est le suivant : vous confiez vos comptes à un « ghost writer » de l’équipe Startbuzz, une sorte de « nègre 2.0 » qui s’exprime en votre nom sur les réseaux. Ceci pour un coût modique (ticket d’entrée 2200 euros / ans). En échange de ce service « sous-facturé », vous autorisez Startbuzz à diffuser quelques contenus de marque, sur un registre souvent « coup de cœur personnel », car les annonceurs sont souvent B2C (cf le best case ci-dessous).

Oups là, je vous vois blêmir ! « C’est impossible de confier mon compte à un inconnu. Et encore plus le laisser diffuser des contenus publicitaires : je n’ai pas envie de me transformer en homme sandwich ». Je vous l’accorde, c’est délicat. D’où l’importance de formaliser une charte éditoriale très cadrée pour éviter les dérives et se mettre d’accord sur le juste ton.

« Nous nous attachons à choisir un ton qui colle à la personnalité de notre influenceur. Si nous avons en face de nous un patron anti-conformiste, le décalage et l’humour marchent. Mais on va au casse-pipe si on tente de jouer à ce jeu avec une personnalité plus austère », explique Philippe Deliège. Se fondre dans la personnalité d’un autre : l’un des talents de base du ghost writer 2.0 (ou du nègre 1.0 d’ailleurs).

Les plus

  • Gain de temps
  • Economie budgétaire

Le bémol

  • La symbiose patron / ghost writer est-elle toujours possible ?

 

Pour finir, un best case qui m’a amusé : comment un événement qui a failli être annulé a fini par être sauvé

C’est le fondateur de Startbuzz qui le raconte. Figurez-vous que Philippe Deliège a grandi… à Liège. Et comme tout Liégeois qui se respecte, il a suivi avec passion les exploits de l’équipe de foot de sa ville, ainsi que ceux de son joueur mythique Eric Gerets. Bon, je me souviens plus de Platini que de Gerets, mais il faut savoir la Belgique s’est, grâce à lui, qualifiée en demi-finale du Mondial 1986.

Eric Gerets, joueur mythique de l'équipe belge, pendant le Mondial 1986

Eric Gerets, joueur mythique de l’équipe belge, pendant le Mondial 1986

« Quand Eric Gerets a décidé en 2015 de mettre fin à sa carrière d’entraineur, le Standard de Liège (ie le club de foot de la ville) a décidé d’organiser une petite manifestation en son honneur. Quelques jours avant le jour J, il était question d’annuler : pas assez de monde. Alors, j’ai proposé d’annoncer la soirée en activant un réseau de 15 key influenceurs. La viralité s’est mise en marche très rapidement : je me souviens notamment d’un échange de blagues entre un supporter de Liège et un supporter du club « ennemi » du FC Bruxelles. Les tweets blagues ont été repris par la presse ; la RTBF (Radio Tele Belge Francophone) s’est emparée du sujet. Et il n’a plus été question d’annuler. »

Startbuzz en bref
  • Plate-forme créée par l’agence de contenus et d’aide à la vente Estocada (6 salariés), fondée par Philippe Deliège.
  • Startbuzz a réalisé une première levée de fonds fin 2015 : cf article de Express Business

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