EDF Pulse, Demain la ville by Bouygues, Danone down to Earth, mais aussi le site « Les arpenteurs » pour l’Andra… : Jérôme Ruskin, éditeur de la revue Usbek&Rica, multiplie les partenariats éditoriaux avec les entreprises. Retour sur les raisons d’un succès.

[row][double_paragraph]jerome-ruskin-fondateur-revue-usbeketrica[/double_paragraph][double_paragraph]

Jérôme Ruskin
30 ans, diplômé de l’EHESS
Fondateur de la revue Usbek&Rica en 2010

[/double_paragraph] [/row]

 

La revue trimestrielle Usbek&Rica est un petit Ovni éditorial, positionnée sur un créneau pointu : la prospective et le futur. Comment expliquez-vous votre succès auprès des entreprises ?
J.R. : Nous avons  la chance d’être parmi les seuls éditeurs positionnés sur la prospective. Avec les espoirs et craintes engendrés par le numérique, avec les interrogations liées au changement climatique, le futur est un sujet stratégique… que les entreprises ont intérêt à préempter sur le web. Or, pour exister sur la toile, il n’y a pas de mystère, il faut produire du contenu.
Ensuite, c’est notre savoir-faire éditorial et journalistique qui séduit les entreprises, notre façon à la fois concrète et chaleureuse de parler des impacts de la technologie sur notre quotidien. Les directions de la communication apprécient aussi nos formats éditoriaux. Usbek&Rica est un peu comme un grand laboratoire : nous y piochons les meilleurs sujets et les traitements éditoriaux pour les proposer aux entreprises.

demain-la-ville-powered-by-bouygues-immobilier

 

Quel est votre modèle économique ?  Réutilisez-vous des contenus déjà publiés dans la revue ou sur le site Usbek&Rica ?
J.R. : Non, nous produisons sur-mesure tous les contenus pour nos partenaires. Cette activité représente aujourd’hui 70% de notre CA, 30% de nos revenus provenant des ventes en kiosques ou abonnements. Ce rapport 70/30 est courant dans la presse – il correspond ainsi aux chiffres tout récemment annoncés par Xavier Romatet pour les titres du groupe Condé Nast (Vanity Fair, Glamour, Vogue, AD, GQ). A une différence près : nos 70% ne proviennent pas de la pub. Usbek&Rica n’a pas de régie ; nous n’avons qu’un seul métier, produire du contenu, que ce soit pour notre revue ou pour des marques.

Comment travaillez-vous avec les entreprises ?
J.R. : Nous travaillons de façon assez traditionnelle en préconisant une ligne éditoriale en amont, puis en choisissant les sujets lors de conférences de rédaction. Ce qui est plus inédit, c’est la totale liberté que nous laissent les entreprises dans l’écriture. Les process de relecture sont quasi inexistants, il n’y a pas de censure… Cette liberté est liée à la légitimité de la marque média Usbek&Rica.
Mais je reste cependant lucide : je considère que nous sommes plus des animateurs et des vulgarisateurs que des rédacteurs en chef. Un ingénieur R&D connaît son sujet beaucoup mieux que nous…  nous ne pouvons pas nous substituer à lui, mais simplement l’aider à mettre en forme son histoire.

 

Et le ROI dans tout ça ? Comment mesure-t-on les impacts d’un site dédié à l’innovation, au développement durable ou  à la ville de demain ?
J.R. : Vous voulez parler du trafic généré et des visiteurs uniques ? Je crois pour ma part qu’il est temps de s’affranchir de la tyrannie du clic. Est-il pertinent de mettre en place des campagnes pour générer du clic à tout prix, quel que soit l’intérêt de l’internaute pour le sujet ? Est-il pertinent de drainer des visiteurs qui arrivent par hasard sur votre site et n’y reviennent plus ?
Tout est une question d’objectif. Quand la démarche consiste à fédérer des influenceurs ou des relais d’opinion – ce qui est souvent le cas avec nos sites -, il est préférable de recruter un petit nombre de followers, de bien les connaître et de créer un maximum d’interactions avec chacun. Quand l’objectif de la marque est de viser le grand public – c’est par exemple le cas avec EDF Pulse -, il faut bien sûr trouver des leviers pour drainer du trafic vers le site.

Vous venez d’évoquer EDF Pulse, qui a connu une médiatisation importante. Pouvez-vous dire deux mots sur cette expérience ?
J.R. : EDF Pulse couple un événement (les prix EDF Pulse qui récompensent des startups dans le domaine de la mobilité, de la santé et de l’habitat), une campagne de pub TV et presse et un site média, dont nous réalisons les contenus. L’objectif de l’ensemble est de valoriser l’esprit pionnier d’EDF, de redynamiser l’image d’innovation de l’entreprise, tant en interne qu’en externe.
Pour Usbek&Rica, le planning rédactionnel est étroitement lié au timing des Prix. En période « chaude », nous produisons trois articles par jour voire plus, publiés en français et en anglais ; une dizaine de journalistes travaille sur le projet. Quant à l’audience, elle est pour partie drainée par le Prix EDF Pulse : des startups de la planète entière ont postulé en ligne… et près de 260 000 votes ont été recueillis sur la plate-forme.

 

Partager cet article :

[social title= » » subtitle= » » link= »https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=http://contentmarketingbykarine.com/2015/05/23/usbekrica-le-petit-editeur-qui-seduit-les-grands-groupes/ » icon= »fa-facebook »] [social title= » » subtitle= » » link= »https://twitter.com/intent/tweet?original_referer=http%3A%2F%2Fcontentmarketingbykarine.com%2F&source=tweetbutton&text=La+Gazette+du+Content+Marketing+-+by+Karine+Welter&url=http://contentmarketingbykarine.com/2015/05/23/usbekrica-le-petit-editeur-qui-seduit-les-grands-groupes/ » icon= »fa-twitter »] [social title= » » subtitle= » » link= »https://www.linkedin.com/shareArticle?mini=true&url=http://contentmarketingbykarine.com/2015/05/23/usbekrica-le-petit-editeur-qui-seduit-les-grands-groupes/ » icon= »fa-linkedin »] [social title= » » subtitle= » » link= »https://plus.google.com/share?url=http://contentmarketingbykarine.com/2015/05/23/usbekrica-le-petit-editeur-qui-seduit-les-grands-groupes/ » icon= »fa-google-plus »]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.